– Dans le numéro 223 de Spec­tra Biolo­gie –

  
  
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puce Inno­va­tions
ANALYSEUR
Multi­plier le débit des tests immu­no­lo­giques

Cobas e801 de Roche Diagnostics

Le module cobas e 801 de la société Roche, sa nouvelle solu­tion à haut débit dédiée aux tests immu­no­lo­giques, est désor­mais dispo­nible dans les pays accep­tant le marquage CE.
Face aux charges de travail crois­santes des labo­ra­toires, ce module offre une valeur ajou­tée impor­tante grâce à sa flexi­bi­lité qui permet une utili­sa­tion effi­ciente de l’es­pace, de l’in­fra­struc­ture et du person­nel. Ce module conçu pour une conso­li­da­tion maxi­mum est syno­nyme d’un débit élevé et d’un fonc­tion­ne­ment continu, et il réduit en outre le volume de déchets généré, pour des tests plus respec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment.
Dernier élément de la gamme pour analy­seur modu­laire cobas 8000, il permet de réali­ser plus de 100 tests immu­no­lo­giques, dans un large éven­tail de domaines théra­peu­tiques. Jusqu’à 4 cobas e 801 peuvent être confi­gu­rés en série, afin de réali­ser jusqu’à 1200 tests à l’heure pour un total de 192 posi­tions de réac­tifs. Le char­ge­ment continu des réac­tifs et des consom­mables offre une dispo­ni­bi­lité élevée et réduit le temps de mani­pu­la­tion. Les délais d’exé­cu­tion possibles des tests sont parti­cu­liè­re­ment courts, avec 18 minutes pour les tests de routine et 9 minutes pour les tests urgents, par exemple avec les marqueurs cardiaques. La robo­tique Hita­chi asso­ciée à la tech­no­lo­gie ECL contri­bue à l’amé­lio­ra­tion du confort du patient et à l’ob­ten­tion d’un résul­tat précis et rapide. Les faibles volumes d’échan­tillons requis (18 µl en moyenne) pour les tests sont utiles pour les patients dans un état critique, tels que les nouveau-nés et les patients cancé­reux. Le module cobas e 801 utilise la tech­no­lo­gie bien établie Elec­sys.
Le cobas e 801 présente de nombreux avan­tages qui permettent de libé­rer du temps au tech­ni­cien : une stabi­lité à bord des réac­tifs de 4 mois, des fréquences de cali­bra­tions espa­cées de 3 mois et le char­ge­ment des réac­tifs et des consom­mables en cours de routine.
La société Roche Diagnos­tics a pris en compte les nouveaux enjeux d’éco­no­mie des ressources et de respect de l’en­vi­ron­ne­ment dans la concep­tion de ce module : plus de puis­sance et de conso­li­da­tion pour une même surface au sol ; évolu­ti­vité sur site de la plate­forme analy­tique sans poste de travail ni forma­tion supplé­men­taire ; dyna­mique d’in­no­va­tion permet­tant d’in­té­grer de futurs biomarqueurs dans la routine du labo­ra­toire, sans contrainte orga­ni­sa­tion­nelle ; réduc­tion du volume des déchets solides et liquides.

ANALYSES
Mesure simpli­fiée de la 25OH vita­mine D libre sérique
La quasi-tota­lité de la 25OH vita­mine D circu­lant dans le plasma est liée à la « Vita­min D Binding Protein : DBP » (88 %) et à l’al­bu­mine (12 %). Une très petite frac­tion, envi­ron 0,04 %, circule dans la forme libre, non liée aux protéines.
La concen­tra­tion de DBP n’est pas stable et peut être influen­cée par un certain nombre de facteurs, y compris l’obé­sité, la gros­sesse, l’uti­li­sa­tion de contra­cep­tifs oraux, les mala­dies du foie, les mala­dies rénales, les cancers et les mala­dies graves néces­si­tant une prise en charge en soins inten­sifs.
En outre, le poly­mor­phisme de la DBP produit des variantes de protéines qui peuvent diffé­rer dans leur affi­nité pour la 25OH vita­mine D.
Dans de telles condi­tions, la mesure de la concen­tra­tion de la molé­cule libre four­nit des infor­ma­tions plus perti­nentes physio­lo­gique­ment. Cette notion est connue sous le nom de « free hormone hypo­the­sis ». Parti­cu­liè­re­ment dans les situa­tions où le niveau des protéines porteuses est plus élevé ou plus bas que la normale, la mesure de la 25OH vita­mine D totale peut conduire à un diagnos­tic erroné.
Jusqu’à récem­ment, les déter­mi­na­tions de la 25OH vita­mine D libre se faisaient grâce à des tech­niques labo­rieuses de dialyse à l’équi­libre ou par esti­ma­tion indi­recte fondée sur la mesure de DBP, d’al­bu­mine et de 25OH vita­mine D totale au moyen d’équa­tions décou­lant d’un nombre rela­ti­ve­ment restreint de personnes ou déri­vées d’équa­tions utili­sées pour d’autres hormones. La mesure de la DBP est de plus un proces­sus complexe, car les formes poly­morphes coexistent et des études récentes ont montré que les immu­noes­sais dispo­nibles dans le commerce ne quan­ti­fient pas iden­tique­ment les diffé­rents phéno­types.
Un immu­noes­sai (ELISA) a donc été déve­loppé pour la quan­ti­fi­ca­tion directe de la 25OH vita­mine D libre dans le sérum. Ce test est un outil précieux dans les études liées à la vita­mine D.

MATERIEL DE LABORATOIRE
Boîte jaune « anti-piqûres »

Hemobox de Stiplastics

Pour accroître la sécu­rité des préle­veurs, séden­taires ou itiné­rants, Stiplas­tics lance une gamme de collec­teurs DASRI sous sa marque Hemo­box dédiée aux solu­tions de trans­port d’échan­tillons biolo­giques.
Cette nouvelle solu­tion breve­tée dispose d’une colle­rette de protec­tion de la main à même d’évi­ter les piqûres acci­den­telles. Sa forme en cône inversé assure une grande stabi­lité à plat et une excel­lente prise en main. Livrée en kit, elle se monte en quelques secondes et faci­lite le stockage et opti­mise le trans­port avant utili­sa­tion.
Le collec­teur est dispo­nible en diffé­rentes conte­nances, de 0,6 L à 6 L. La gamme sera commer­cia­li­sée début 2017. Cette boîte DASRI est fabriquée dans un maté­riau inno­vant dans le domaine, qui lui confère des quali­tés telles que sa légè­reté, sa trans­pa­rence permet­tant de suivre faci­le­ment le taux de remplis­sage, et son prix compé­ti­tif.

MATERIEL DE LABORATOIRE
Une offre globale pour le prélè­ve­ment à domi­cile

Passerelle de CML-ID

Le digi­tal conti­nue à trans­for­mer la phase préana­ly­tique avec l’ar­ri­vée de la nouvelle offre Passe­rel­le®, portée par un acteur majeur de la biolo­gie, le Groupe CML-ID et sa filiale Elve­tec.
Cette offre inclut :
– L’ap­pli­ca­tion digi­tale Passe­rel­le® basée sur la tech­no­lo­gie P-A-D de SIL-LAB Inno­va­tions, déjà large­ment utili­sée. Elle est télé­char­geable gratui­te­ment par l’in­fir­mière et permet une pré-saisie connec­tée au domi­cile du patient.
– Un sachet de trans­port avec un code barre unique, qui assure la traça­bi­lité complète du dossier et offre la gestion simpli­fiée d’un embal­lage à usage unique.
– Une sacoche de trans­port isotherme avec un calage inter­ca­laire pour les sachets de prélè­ve­ment : main­tien des tubes à la verti­cale et respect des contraintes de tempé­ra­ture.
– L’ac­cès pour l’in­fir­mière à l’offre Passe­rel­leBio® qui permet l’achat de consom­mables (aiguilles sécu­ri­sées ou acces­soires de prélè­ve­ment), avec des réduc­tions basées sur le nombre de dossiers trans­mis par Passe­rel­le® au LBM.

MATERIEL DE LABORATOIRE
Etiquettes à votre image

Etiquettes de Cils

Les experts Cils de l’étique­tage durable de labo­ra­toire proposent des étiquettes impri­mables fabriquées selon les spéci­fi­ca­tions de chaque labo­ra­toire. Les infor­ma­tions impri­mées restent lisibles même après avoir subi les procé­dés les plus agres­sifs (colo­ra­tion, auto­cla­vage, stockage cryo­gé­nique, etc.). Les logos, symboles, et infor­ma­tions fixes sont pré-impri­mées en n’im­porte quelles couleurs grâce à l’uti­li­sa­tion de tech­niques de pointes, afin de produire des impres­sions nettes et claires en accord avec l’image de marque.
Ces étiquettes sont compa­tibles avec les impri­mantes laser ou à trans­fert ther­mique et sont parfaites pour iden­ti­fier les tubes, lames de micro­scope, les fioles, les boîtes et bien d’autres encore.
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VIE DES SOCIETES
JIB – ACNBH 2016 : Les Trophées de la biolo­gie médi­cale 2016
Lancés en 2012, les Trophées de la Biolo­gie Médi­cale sont reve­nus en force lors des JIB – ACNBH 2016 pour récom­pen­ser les produits ou solu­tions les plus inno­vants propo­sés par les expo­sants.
Sur les 28 dossiers de candi­da­tures reçus, 12 ont été nomi­nés par un jury de 8 experts de la biolo­gie médi­cale (3 libé­raux, 3 hospi­ta­liers, une jour­na­liste et la direc­tion de l’évé­ne­ment) ; 5 d’entre eux ont été distin­gués dans les caté­go­ries suivantes : Inno­va­tion, Infor­ma­tique de labo­ra­toire, Sauve­garde des données médi­cales, Services aux patients et e-santé, Biolo­gie d’ur­gence et délo­ca­li­sée, Prix du Jury. Spon­so­ri­sés par Sysmex, les Trophées de la Biolo­gie Médi­cale ont été remis le 22 Juin en présence des lauréats et des expo­sants.
Le trophée « Biolo­gie d’ur­gence et délo­ca­li­sée » récom­pense toute amélio­ra­tion portant sur les tech­niques de dosages d’ur­gence desti­nées à être utili­sées sur les sites biolo­giques distants du plateau tech­nique central et ainsi que sur l’ef­fi­cience du contrôle du biolo­giste médi­cal.
Le prix a été attri­bué à la société Meri­dian Bios­cience pour Illu­mi­ge­ne® Mala­ria, un nouveau test très précis mis au point par Meri­dian avec l’aide tech­nique des centres de contrôle et de préven­tion des patho­lo­gies et de l’uni­ver­sité Cheikh Anta Diop de Dakar au Séné­gal. Ce test se révèle jusqu’à 80 000 fois plus sensible au dépis­tage du para­site du palu­disme que les tests conven­tion­nels ce qui va poten­tiel­le­ment révo­lu­tion­ner le diagnos­tic de cette patho­lo­gie et instau­rer une nouvelle norme de réfé­rence.
Méri­dian Bios­cience est spécia­lisé dans la fabri­ca­tion et la commer­cia­li­sa­tion de tests diagnos­tiques pour les labo­ra­toires d’ana­lyses médi­cales privés et hospi­ta­liers.
Le trophée « Services aux patients et e-santé » valo­rise les amélio­ra­tions tech­niques et l’uti­li­sa­tion de la e-santé pour le confort du patient tant vis-à-vis de la prise en charge (phase préana­ly­tique) que des condi­tions d’ac­cueil (aména­ge­ment de l’es­pace dans lequel il est reçu) et de suivi : échanges de données rapides, suivi des patho­lo­gies via de nouvelles méthodes de partage des données de santé, ouver­ture sur le conseil aux patients à partir des données rendues.
Le prix a été remis à la société Océa­soft pour Ocea­soft Atlas, le premier enre­gis­treur de tempé­ra­ture Blue­too­th® à usage unique qui permet de surveiller la tempé­ra­ture des produits sensibles afin de respec­ter la chaîne du froid et de simpli­fier la mise en confor­mité avec les normes de surveillance en vigueur lors du trans­port de médi­ca­ments ou de vaccins. Les données peuvent être char­gées direc­te­ment par une tablette ou un smart­phone.
Océa­soft est spécia­liste de la surveillance et de la traça­bi­lité sans fil de la tempé­ra­ture et des para­mètres envi­ron­ne­men­taux tels que la tempé­ra­ture, l’hu­mi­dité ou le CO2, dans les domaines de la santé, de la recherche et de l’ali­men­taire avec des capteurs connec­tés longue portée.
Le trophée « Infor­ma­tique de labo­ra­toire, sauve­garde des données médi­cales » récom­pense les démarches d’en­tre­prise visant globa­le­ment à mieux commu­niquer avec les profes­sion­nels, les pres­crip­teurs ou les patients ainsi que celles favo­ri­sant la protec­tion des données médi­cales ou leur sauve­garde, tout comme les actions liées à la protec­tion des données médi­cales contre les cybe­rat­taques entre profes­sion­nels de santé.
Le trophée est revenu à Grei­ner Bio-One avec Grei­ner eHealth Tech­no­lo­gies, un concept de midd­le­ware qui permet d’op­ti­mi­ser le pilo­tage des proces­sus pré et posta­na­ly­tiques. L’objec­tif est de garan­tir la traça­bi­lité des échan­tillons et l’ef­fi­ca­cité de la stan­dar­di­sa­tion depuis le proces­sus du prélè­ve­ment jusqu’à la commu­ni­ca­tion des résul­tats patients.
Grei­ner Bio-One fabrique et commer­cia­lise des solu­tions dédiées au prélè­ve­ment de sang et au recueil d’urine sous la marque Vacuet­te®.
Le trophée « Inno­va­tion » distingue les inno­va­tions d’ex­cel­lence qui apportent une avan­cée déter­mi­nante dans un nouveau secteur d’exa­mens de Biolo­gie Médi­cale ou qui trans­forment profon­dé­ment un choix tech­nique ou scien­ti­fique.
Il a été décerné à Sysmex France pour sa solu­tion « GLP Systems », un système ingé­nieux de chaîne robo­tique permet­tant l’au­to­ma­ti­sa­tion des tâches de prétrai­te­ment, d’ache­mi­ne­ment et d’ar­chi­vage des échan­tillons sanguins et urinaires. Cette nouvelle approche de l’au­to­ma­ti­sa­tion des labo­ra­toires allie fiabi­lité et simpli­cité d’uti­li­sa­tion, tout en lais­sant la maîtrise du choix d’au­to­ma­ti­sa­tion et des analy­seurs grâce aux accords de parte­na­riat signés avec les socié­tés majeures du DIV.
Sysmex conçoit et fabrique des solu­tions diagnos­tiques et d’au­to­ma­ti­sa­tion pour les labo­ra­toires de Biolo­gie Médi­cale. Elle propose des tech­no­lo­gies de pointe en héma­to­lo­gie, hémo­stase et analyse urinaire, pour le labo­ra­toire central et pour les satel­lites grâce à une offre de biolo­gie délo­ca­li­sée.
Le « Prix du Jury » récom­pense une inno­va­tion, une avan­cée scien­ti­fique, une ergo­no­mie et/ou une fonc­tion­na­lité ayant un carac­tère parti­cu­lier.
Il a été attri­bué à la société BioMé­rieux pour « FilmAr­ray Torch », un système entiè­re­ment inté­gré, en random access, à haut débit, conçu pour répondre aux besoins du labo­ra­toire en matière de diagnos­tic des mala­dies infec­tieuses. FilmAr­ray Torch est compa­tible avec tous les panels FilmAr­ray exis­tants et four­nit des résul­tats rapides (en 1 heure envi­ron), exhaus­tifs et précis.
Acteur mondial dans le domaine du diagnos­tic in vitro depuis 50 ans, BioMé­rieux offre des solu­tions de diagnos­tic (réac­tifs, instru­ments et logi­ciels) qui déter­minent l’ori­gine d’une mala­die ou d’une conta­mi­na­tion pour amélio­rer la santé des patients et assu­rer la sécu­rité des consom­ma­teurs.

VIE DES SOCIETES
L’au­to­me­sure connec­tée du TP/INR
Depuis 1993, les systèmes CoaguC­hek® de Roche font réfé­rence en matière de mesure de l’INR au point de soins chez les patients sous trai­te­ment anti­coa­gu­lant oral. Surfant sur la vague du patient connecté, Roche a lancé le système CoaguC­hek® INRange dans les pays accep­tant le marquage CE. Ce système est le premier dispo­si­tif de mesure du TP/INR au domi­cile compa­tible Blue­tooth. Il aide les patients et leurs pres­ta­taires de soins à mieux maîtri­ser leur coagu­la­tion et à surveiller le trai­te­ment par anti­vi­ta­mine K (AVK). L’au­to­me­sure réali­sée par les patients à l’aide de ce système établit une nouvelle réfé­rence théra­peu­tique en permet­tant aux profes­sion­nels de santé de suivre les données de TP/INR, tout en rédui­sant le nombre de visites au labo­ra­toire.
Les patients surveillant correc­te­ment leur TP/INR passent plus de temps à l’in­té­rieur de leur zone théra­peu­tique, ce qui se traduit par une inci­dence plus faible d’AVC ou de saigne­ments.
Le système CoaguC­hek INRange aide les patients à passer plus de temps dans la zone théra­peu­tique moyen­nant une forma­tion minime, grâce notam­ment à des rappels concer­nant les médi­ca­ments et les mesures, au signa­le­ment des résul­tats au regard de la zone cible et à la possi­bi­lité d’in­sé­rer des commen­taires dans les résul­tats. Ce dispo­si­tif de santé porta­tif, utili­sable au domi­cile, permet aux patients de surveiller leurs résul­tats concer­nant le TP/INR en toute simpli­cité grâce à une inter­face utili­sa­teur intui­tive, tout en offrant une connec­ti­vité à distance souple à leurs pres­ta­taires de soins de santé par Blue­tooth. La fonc­tion indiquant les tendances offre aux patients et aux profes­sion­nels de santé une vue d’en­semble de la stabi­lité de leurs taux d’an­ti­coa­gu­lants, pour opti­mi­ser la gestion du trai­te­ment.

VIE DES SOCIETES
Diagnos­tic molé­cu­laire syndro­mique des mala­dies infec­tieuses : Biom­nis amorce un parte­na­riat avec le labo­ra­toire améri­cain Diathe­rix
Biom­nis, leader euro­péen dans le secteur de la biolo­gie médi­cale spécia­li­sée, a débuté une colla­bo­ra­tion avec le labo­ra­toire Diathe­rix dans le domaine du diagnos­tic des mala­dies infec­tieuses. Ce parte­na­riat repose sur les syner­gies entre les déve­lop­pe­ments scien­ti­fiques et médi­caux de Diathe­rix et l’ex­per­tise en biolo­gie clinique de Biom­nis pour offrir des examens fiables et inno­vants pour un meilleur diagnos­tic des mala­dies infec­tieuses.
Biom­nis s’ins­crit, depuis plus d’un siècle, dans une longue tradi­tion de recherche et de lutte contre les mala­dies infec­tieuses : avec plus de 70 colla­bo­ra­teurs dédiés, le dépar­te­ment des mala­dies infec­tieuses de Biom­nis est l’un des plus impor­tants de France. Son entrée en octobre 2015 dans le groupe Euro­fins lui permet désor­mais de se rappro­cher des autres labo­ra­toires spécia­li­sés du leader mondial de la bio-analyse, afin de recher­cher des syner­gies dans le cadre de ses acti­vi­tés d’in­no­va­tion et déve­lop­pe­ment.
Pour sa part, l’états-unien Diathe­rix s’est spécia­lisé dans les tests de diagnos­tic molé­cu­laire à partir de sa propre tech­no­lo­gie TEM-PCRTM (Targe­ted Enri­ched Multi­plex PCR). Cette tech­no­lo­gie breve­tée et vali­dée par le CLSI lui permet de propo­ser une nouvelle démarche diagnos­tique par panel syndro­mique d’exa­mens. Diathe­rix met ainsi à dispo­si­tion d’hô­pi­taux et de cabi­nets médi­caux améri­cains une ving­taine de panels permet­tant entre autres le diagnos­tic des infec­tions respi­ra­toires, enté­riques ou encore génito-urinaires. Chaque panel comprend les agents patho­gènes les plus fréquem­ment impliqués dans ces patho­lo­gies.
Cette approche par panel et type de syndrome couplée à cette tech­no­lo­gie inno­vante présente de nombreux inté­rêts : la détec­tion et l’iden­ti­fi­ca­tion simul­ta­née de nombreux patho­gènes (virus, bacté­ries, para­si­tes…) ; des niveaux de spéci­fi­cité élevés ; à partir d’un seul et unique échan­tillon ; et des résul­tats rendus dans des délais très courts (8h en moyenne à récep­tion du prélè­ve­ment).
Grâce à ce parte­na­riat, Biom­nis béné­fi­cie du savoir-faire scien­ti­fique et tech­no­lo­gique de Diathe­rix pour accé­lé­rer la mise au point de nouveaux tests et panels de diagnos­tic molé­cu­laire qui pour­ront être propo­sés à l’en­semble de ses corres­pon­dants.
La TEM-PCRTM est une tech­no­lo­gie inno­vante, perfor­mante et très rapide basée sur une PCR multi­plex en 1 temps, utili­sant 3 paires d’amorces. La première phase est une PCR nichée (nested PCR) multi­plex compor­tant 2 couples d’amorces spéci­fiques pour chaque cible du panel, permet­tant l’en­ri­chis­se­ment de chaque cible et l’aug­men­ta­tion de la spéci­fi­cité de détec­tion.
Un de ces couples d’amorces comprend une séquence d’adap­ta­teurs qui permettent de fixer la troi­sième paire d’amorces. Ce troi­sième couple d’amorces, appelé super­pri­mer, est ensuite utilisé pour marquer et ampli­fier toutes les cibles. Les produits de PCR marqués sont ensuite hybri­dés sur des plaques de microar­rays (puces ADN).

PROFESSION
Un nouveau bureau natio­nal pour la FNSIP-BM
A l’oc­ca­sion du congrès de la Fédé­ra­tion Natio­nale des Syndi­cats d’In­ternes en Phar­ma­cie et en Biolo­gie Médi­cale (FNSIP-BM, Cler­mont-Ferrand, 4 juin 2016), le nouveau bureau natio­nal a été élu à l’una­ni­mité par le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion. Les nouveaux co-prési­dents Clément Delage, interne en Phar­ma­cie Hospi­ta­lière à Paris, et Jean-Victor Reynaud, interne en Biolo­gie Médi­cale à Lyon, ainsi que leur bureau composé de 12 internes issus de diffé­rentes villes et hôpi­taux de France, succèdent ainsi à Emma­nuel Cirot, Eugé­nie Duroyon et leur équipe, qui ont été unani­me­ment remer­ciés et féli­ci­tés pour leur bilan annuel, au cours de l’as­sem­blée géné­rale.
Tout en essayant de s’ins­crire dans la conti­nuité des actions du précé­dent bureau, ces nouveaux élus, arri­vant dans un contexte d’an­née pré-élec­to­rale, devront impo­ser leur voix dans les débats et les problé­ma­tiques de la campagne qui débute. Ils devront par ailleurs rester vigi­lants quant aux décrets d’ap­pli­ca­tion de la loi de moder­ni­sa­tion du système de santé toujours en cours d’écri­ture, tout en suivant de près la mise en œuvre de la mesure phare de cette loi : les Grou­pe­ments Hospi­ta­liers de Terri­toires, qui pour­ront être sources d’évo­lu­tion posi­tive de nos métiers, comme de suppres­sion de postes s’ils ne sont pas suivis avec atten­tion.
Le nouveau bureau sera égale­ment moteur du second pilier fonda­men­tal de l’in­ter­nat, la forma­tion univer­si­taire, qui va connaître des chan­ge­ments profonds dans les années à venir. D’une part, la réforme spéci­fique des 3es cycles longs des études phar­ma­ceu­tiques et médi­cales sur laquelle la FNSIP-BM travaille déjà depuis près de 2 ans, permet­tra une mise à niveau des maquettes de l’in­ter­nat. D’autre part, la réflexion enga­gée sur un éven­tuel allon­ge­ment des études phar­ma­ceu­tiques mènera, même si un troi­sième cycle long pour tous n’est pas retenu, à une trans­for­ma­tion en profon­deur des études phar­ma­ceu­tiques dans leur tota­lité.

SCIENCES
Connaître la phos­pho­ry­la­tion de Fas, pour une théra­pie « Fas-basée »
La signa­li­sa­tion du récep­teur Fas est prin­ci­pa­le­ment connue pour conduire à la mort de la cellule, mais elle entraîne aussi, notam­ment lors d’un cancer, sa proli­fé­ra­tion ou sa migra­tion. Une nouvelle étude révèle que le profil de phos­pho­ry­la­tion de deux rési­dus tyro­sine situés dans le domaine cyto­plas­mique de ce récep­teur rend compte de cette diffé­rence de signa­li­sa­tion jusqu’a­lors incom­prise.
Les cher­cheurs ont démon­tré que le signal de mort ne peut être trans­mis à la suite de l’en­ga­ge­ment du ligand sur son récep­teur que si les deux rési­dus tyro­sine du domaine de mort du récep­teur Fas sont déphos­pho­ry­lés. La phos­pho­ry­la­tion d’au moins un des deux rési­dus non seule­ment bloque le signal de mort mais initie un signal de survie qui peut engen­drer la proli­fé­ra­tion ou la migra­tion de la cellule. Par ailleurs, en compa­rant le niveau rela­tif de phos­pho­ry­la­tion des deux rési­dus tyro­sine dans des tissus cancé­reux et sains, ils mettent en évidence que les patients atteints d’un cancer du côlon, du sein ou de l’ovaire, présentent un niveau plus élevé des deux rési­dus phos­pho­ry­lés. Ceci n’est pas le cas chez des patients atteints d’un cancer du poumon ou du col de l’uté­rus.
Ces profils de phos­pho­ry­la­tion distincts selon l’ori­gine primaire du cancer, suggèrent que le mode de signa­li­sa­tion du récep­teur pour­rait être dépen­dant du type de cancer : alors que des signaux de survie engen­drés par Fas pour­raient être prédo­mi­nants dans certains tissus cancé­reux (côlon, sein, ovaire), ils pour­raient s’avé­rer plus anec­do­tiques dans d’autres (poumon, col de l’uté­rus).
Cette décou­verte pour­rait être utili­sée en clinique en propo­sant la phos­pho­ry­la­tion de Fas comme un biomarqueur prédic­tif dans les cellules cancé­reuses, ce qui pour­rait permettre de faire un choix dans les théra­pies « Fas basées » (agoniste de mort vs anta­go­niste de survie) et donc d’es­pé­rer augmen­ter le succès théra­peu­tique.

SCIENCES
Diabète et obésité : l’in­fluence de l’épi­gé­nome
Chez les personnes obèses, l’ex­cès de tissu adipeux s’ac­com­pagne d’une inflam­ma­tion locale, qui parti­cipe au déve­lop­pe­ment du diabète de type 2 et d’autres compli­ca­tions. Ce phéno­mène résulte d’une acti­va­tion anor­male des cellules immu­ni­taires, notam­ment les macro­phages.
Les cher­cheurs ont décrit le rôle impor­tant du régu­la­teur trans­crip­tion­nel GPS2 dans le contrôle de l’ac­ti­va­tion des macro­phages par la modi­fi­ca­tion de l’épi­gé­nome, au cours de l’obé­sité et du diabète de type 2. En compa­rant les tissus adipeux de personnes obèses et non-obèses, ils ont montré que le statut diabé­tique coïn­cide avec une faible expres­sion de GPS2 dans les macro­phages, asso­ciée à une inflam­ma­tion élevée. Ils ont donc généré des souris défi­cientes en GPS2 spéci­fique­ment dans les macro­phages, et les ont mises sous régime riche en graisses. Comme observé chez l’homme, la défi­cience en GPS2 ampli­fie la réponse inflam­ma­toire et le profil diabé­tique liés à l’obé­sité. A l’in­verse, une augmen­ta­tion de l’ex­pres­sion de GPS2 chez les souris obèses et diabé­tiques ralen­tit la progres­sion de la mala­die. GPS2 réprime donc l’in­flam­ma­tion diabé­to­gène.
Le déco­dage des méca­nismes mis en jeu révèle que GPS2 agit en main­te­nant la chro­ma­tine dans un état trans­crip­tion­nel inac­tif (acéty­la­tion des histones) empê­chant l’ex­pres­sion des gènes codant pour des molé­cules pro-inflam­ma­toires.
L’en­semble de ce travail montre comment l’épi­gé­nome influence la surve­nue du diabète de type 2 en repro­gram­mant l’ex­pres­sion des gènes, révèle un nouvel aspect impor­tant dans la compré­hen­sion du diabète lié à l’obé­sité et ouvre de nouvelles pers­pec­tives théra­peu­tiques pour lutter contre la mala­die. Une étude sur un plus grand nombre de personnes pré-diabé­tiques et diabé­tiques est actuel­le­ment en cours (Hôpi­tal Lari­boi­sière, Paris).
puce Egale­ment dans Spec­tra Biolo­gie n° 223
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